Dans une copropriété, un impayé n'est jamais un problème individuel. Les dépenses continuent — salaires, ascensoriste, électricité — et ce sont les copropriétaires à jour qui compensent, en trésorerie d'abord, puis en appels de fonds exceptionnels.
Étape 1 — La relance amiable
À trente jours, une relance écrite rappelle le montant, l'échéance et la période concernée. Dans la majorité des cas, il s'agit d'un oubli, d'un changement de coordonnées bancaires ou d'un copropriétaire absent du Maroc.
Étape 2 — La seconde relance et le contact direct
À soixante jours, le gestionnaire prend contact par téléphone. C'est souvent à ce moment qu'un échéancier peut être négocié : mieux vaut un plan tenu sur six mois qu'un contentieux de deux ans.
Étape 3 — La mise en demeure
À quatre-vingt-dix jours, une mise en demeure est envoyée en recommandé avec accusé de réception. Elle constitue le point de départ formel de la procédure.
Étape 4 — Le recouvrement contentieux
Passé ce délai, le dossier est transmis à notre conseil juridique, après information du conseil syndical. Les frais de recouvrement sont à la charge du copropriétaire défaillant.
La prévention vaut mieux
Un appel de fonds clair, envoyé à temps, avec un relevé lisible et un moyen de paiement simple depuis l'étranger, réduit mécaniquement les impayés. Sur les résidences que nous avons reprises, le taux de recouvrement est passé en moyenne de 65 % à plus de 90 % en deux exercices.